24 septembre 2008
RE-CYCLE
Réalisé par les frères Pang en 2004, Re-cycle raconte l'histoire d'une romancière qui connaît un grand succès avec des romans d'amours, enrichis par son expérience personnelle.
Un démarrage classique pour un film asiatique : atmosphère sombre, bande sonore un peu stressante, une apparition, puis deux ; une histoire de fantôme quoi...
Là où l'on se demande comment vont-ils faire mieux que ce qui est déjà bien ; et justement, la bonne surprise est le changement de ton, esthétiquement très travaillé, qui nous emmène dans un autre monde : celui des abandonnés...
Certaines séquences sont pleines d'idées et comblent sans problème les quelques longueurs du film.
C'est très divertissant et j'ai desseller quelques références intéressantes.
03 juin 2008
TAMPOPO
Voici comme il était dis lors de sa sortie en 1985 le premier western nouille... Et oui "Tampopo" qui signifie littéralement "fleur de pissenlit" est une éloge à la nourriture et plus particulièrement aux rāmens, la soupe de nouilles tant consommée au Japon. Ce film est vraiment une perle pour tout amateur de cinéma nippon, des acteurs fantastiques, un scénario décalé, drôle et humaniste, des cadrages et points de vue sur la ville de Tokyo unique et surprenants. Ce film m'a fait pensé sur certains aspects à "The taste of tea" c'est pour dire le niveau. Encore un ovni dont je ne me lasserais pas de si tôt, si en plus vous êtes un amateur de rāmen comme moi, il ne vous reste plus qu'à vous préparer une bonne soupe et à vous plonger dans l'univers jubilatoire de ce chef d'œuvre d'Itami Jūzō.
30 mai 2008
GOZU
Cela faisait un moment que je n'avais vu un film de Takashi Miike et un bon en l'occurrence. C'est chose faite avec l'excellent "Gozu" réalisé en 2003.
L'histoire commence dans un bar où sont réunis des yakuzas et leur boss ; parmi eux Osaki, un tantinet parano, persuadé de l'existence d'un chien dressé pour tuer les yakuzas...
Face à ce comportement un peu étrange, le boss charge Minami d'emmener Osaki à Nagoya...
Assez différent des précédents film de Miike sur les yakuzas, "Gozu" est moins sanglant, moins violent, mais pas moins complètement décalé.
Il règne une atmosphère étrange, proche d'un Cronenberg ou d'un Lynch.
Miike nous plonge, grâce à un rythme lent et posé, dans "la campagne" nipponne et nous dévoile des habitants assez spéciaux et très intéressants.
Rêve, réalité ou bien hallucinations, on est proche d'un parcours initiatique dans lequel la quête de Minami finira dans la démesure, à la limite du grotesque.
L'image est belle, les décors typiquement bizarre, les acteurs très bon ; j'en redemande^^.
26 mai 2008
THE HOST
Oula, encore une preuve de la qualité du cinéma sud-coréen avec "The Host" réalisé par Joon-ho Bong.
Une histoire de monstre ? Bien plus que cela ; cet excellent film mêle habilement intrigue fantastique sur fond de mutant et ironie du sort avec quelques notes d'humour bien placées.
Réalisation impeccable dans un décor très réel et fascinant (la ville de Séoul) , l'action ne tarde à venir et provoque une certaine surprise.
Le jeu des acteurs est excellent et nous amène à s'interroger sur qui est le monstre, le vrai...?
Ce film a vraiment tout pour être une réussite : image nickel, effets spéciaux très bon, de l'humour, un bon scénario, de bons acteurs, un aspect social ; vraiment je suis conquis.
Deux heures qui passent sans problème. A voir sans modération.
18 mai 2008
NIGTHMARE DETECTIVE
Après "Haze", voici la dernière réalisation de l'impressionnant Shinya Tsukamoto (Tetsuo, Bullet Ballet, Tokyo Fist, Gemini, A Snake of June, Vital...), sorti en 2006.
Comme à son habitude, Tsukamoto nous plonge dans un Tokyo bleu comme l'enfer où cette fois-ci, une jeune cadre de la police décide de se faire muter pour connaitre l'expérience du terrain. Sa première affaire semble être un suicide aux yeux de ses collègues ; cependant lors d'un second peu de temps après, les deux morts ont un point commun...
Nette évolution dans l'oeuvre de Tsukamoto, "Nightmare Detective" apparait comme un film moins spécifique, plus grand public ; peut être est-ce du au casting dans lequel on trouve une star de la pop japonaise, Hitomi, que Tsukamoto filme de façon clinique.
Il n'en reste pas moins curieusement génial.
Les couleurs chaudes et froides ; le scénario original ; cette caméra dynamique qui nous fait ressentir une présence quasi surnaturel ; un montage alternant épilepsie et moment de calme ; de bons acteurs, sont les clés de cette formidable enquête au cœur de l'abime.
Un questionnement intime sur la mort, les rêves et la réalité autour de la délicate question du suicide.
J'ai ressenti ce film comme un nouveau terrain de jeu pour Tsukamoto qui n'a pas peur des contrastes : je trouvais le choix d'Hitomi, pour ce rôle, très mauvais au début du film. Les plans sur son visages, son jeu, froid et distant me déconcertais. Mais avec un peu de recul, c'est très intéressant comme relation avec la violence qui apparait par la suite.
Enfin, Tsukamoto réalisateur est excellent, Tsukamoto acteur n'est pas mal non plus.
Un point négatif : le sujet étant tellement vaste, Tsukamoto a fais des choix et s'essouffle un peu sur la fin, ou peut être faudra-t-il que je revois tout ça, avec plaisir de toute façon.
La musique d'Ishikawa est bonne mais moins percutante que par le passé.
Un film à voir et vivement le prochain^^.
13 janvier 2008
THE TASTE OF TEA
J'ai revisionné ce film de Ishii Katsuito et j'en profite pour vous donner un avis plus détaillé de ce chef d'œuvre qui figure au rang de mes films préférés. Une histoire simple traité d'une main de maitre, une famille vivant aux abords de Tokyo nous est présentée d'une manière contemplative avec une touche de fantastique. Ou commence les portes de l'imaginaire et où s'arrête celle de la réalité, chaque personnage nous fait vivre une part de son monde tout en subtilité avec une délicatesse inouïe. L'image est belle et sans superflus, les acteurs jouent avec beaucoup de grandeur et de sincérité ce qui nous amène sans mal à nous identifier et à nous immerger dans chacun des caractères au fil de leur évolutions et des situations. Une tendresse apaisante s'en dégage ainsi qu'un humour décalé, on ne souhaite qu'une chose, partager un instant de cette vie et gouter au saveur d'un bol de thé en ne pensant à rien. Je vous conseil donc avec ferveur ce film qui vous fera ressentir l'âme du Japon et pourtant si universel.
05 janvier 2008
JE SUIS UN CYBORG
Dernier long métrage de Park Chan-Wook, "I am a cyborg" diffère de sa trilogie sur la vengeance. C'est l'histoire d'une jeune fille persuadée d'être un cyborg qui se retrouve dans un asile psychiatrique dans lequel évolue toute sorte d'étrange personnage ? Résolument humain, voici un film remarquable très peu distribué en france et c'est bien dommage. La réalisation est impeccable, l'image d'une grande qualité, la photographie très belle. On est proche de la perle comme ce réalisateur sait les faire. Les acteurs sont plus que convaincant et nous mènent dans un rapport à l'intime, la famille, traité de façon poétique et complètement déjanté. Une petite baisse de tension sur les dernières minutes m'empêche de parler de chef d'oeuvre, cependant ce film est à ne manquer sous aucun prétexte.
Un petit plus : il a été tourné avec la même caméra HD que le "Zodiac" de Fincher.
29 décembre 2007
DOA : Le film
Adaptation du jeu vidéo du même nom , ce film devrait plaire aux amateurs de baston. Plusieurs membres sont sélectionnés pour participer au tournoi "Dead Or Alive". Le gagnant remporte une grosse somme d'argent. Parmi les postulants, de nombreuses filles plutôt jolies, expertes dans diverses disciplines vont s'affronter et s'unir pour déjouer les plans de l'organisateur.
Sur fond de télé réalité (caméras omniprésentes, sélection des profils, lieux paradisiaques) , ce film d'action est réussi dans le sens ou l'on attend guère autre chose que du combat, et c'est chose faite avec des chorégraphies sublimes, des mouvements, des plans, et un montage tout azimut. La musique est relativement mauvaise mais je comprend le choix, proche des jeux de combat. Des petites touches d'humour par ici et par là renforce le manque de sérieux de ce genre de métrage : du fun et c'est tout !
30 novembre 2007
GOYOKIN l'or du shogun
Nous voici plongé par ce film dans la grande tradition du Chambara (contraction des onomatopées chan-chan bara-bara qui désignent le bruit de la lame tranchant la chair), c'est un genre cinématographique japonnais illustrant les bataille de sabre sur fond historique (Akira Kurosawa fait renaitre ce genre dans "Les Sept Samouraïs", on le retrouve également chez Takeshi Kitano avec le célèbre "Zatoichi"). Ici c'est avec Hideo Gosha maitre du genre que l'on rentre dans cet univers de clans, d'honneur et de batailles ou les sabres dansent à la vitesse du vent. Des paysages sublimes ou la glace, le feu et l'eau s'entremêlent pour créer une atmosphère quasi surréaliste. Le jeu des acteurs est sombre ce rapprochant des westerns de l'époque sur un fond de justice sociale, ce samouraï Magobei interprété par Tatsuya Nakadai nous emmène dans son monde de vengeance avec pudeur et compassion. J'ai particulièrement aimé les scènes d'intro et de fin qui sont à la fois énigmatiques et pleines d'intensités, un film à voir pour les passionné du grand cinéma !!!
09 septembre 2007
CUTIE HONEY :le film
Film japonais réalisé en 2004 par Hideaki Anno (Love&pop et Evangelion), Cutie Honey, le film est une adaptation du manga du même nom. Beaucoup d'images, d'humour et d'action; des effets spéciaux tout pourris mais assez réussis; des supers coups contre des supers méchants le tout agrémenté de touche sexy. Du second degré évidemment, mais ça reste lourd et un peu lassant. En tout cas, dans l'esprit super héros japonais du genre bioman, c'est très bon vu que tout est mauvais: costumes, actrices et acteurs, scénario. Les OAV par contre ont l'air vraiment excellentes, à voir donc Re: Cutie Honey...