11 janvier 2009
Du ménage !
Être critique, c'est bien, ça peut faire avancer les choses.
Mais pourquoi ces critiques ?
A la base, ce blog devait être consacré à des films rares, expérimentaux, originaux, d'auteurs, etc...
Au bout du compte, nous nous sommes sentis obligés de critiquer à tout va, grosse production américaine, film français tout pourri, ou d'autres en provenance d'asie.
Donc s'en est fini, il n'y aura que du bon !!
Cela évitera une tonne de message sur des films, qui méritent des commentaires, certes, mais pas ici.
Voilà tout, bonne visite et à bientôt.
HELLBOY 2
De nouveau réalisé par Guillermo Del Toro, "Hellboy 2, les légions d'or maudites" ne propose pas beaucoup plus que son prédécesseur !
En effet, hormis des effets visuels très réussis, le scénario trop lourd et une réalisation mal rythmée plombent littéralement le film ; on regarde, c'est jolie, mais aucune accroche !
07 janvier 2009
THE MACHINIST
Lorsque l'on vous prête un film, sans aucune précision sur le contenu, on peut s'attendre à des surprises.
Et quelle surprise !!
Réalisé par Brad Anderson, ce premier long métrage est tout simplement excellent et m'a beaucoup touché.
Pour commencer, on ne peut que féliciter Christian Bale pour son rôle hallucinant.
Perdre 28 kilos en trois mois pour interpréter cet étrange personne d'une maigreur inquiétante.
Puis au sein d'un scénario très riche (Scott Kosar) et d'une réalisation excellente, Trevor Resnik (C.Bale) nous plonge dans un esprit tourmenté, sensible, au bord de la folie.
Un film sur la culpabilité, la souffrance morale et du coup, physique.
Bref, je n'ose pas en dire plus tellement il faut le voir. Une perle.
03 janvier 2009
HEROS
Une surprise, une curiosité, un film audacieux, noir et original, voilà ce qui me vient à l'esprit.
Premier long métrage de Bruno Merle, avec Michael Youn et Patrick Chesnais pour les rôles principaux, sans oublier un Jacky Berroyer pas mauvais du tout et en fin de compte un huis clos avec au total cinq acteurs !
C'est l'histoire d'un mec au bord de la rupture, en mal de vivre, acculé par son statut de comique qui lui colle à la peau (intéressant que M. Youn soit ce personnage). Après plusieurs jours sans dormir, il kidnappe Clovis Costa (une allusion à J. Hallyday) , l'idole. La suite, je vous laisse le soin de la découvrir...
Ca commence comme un sketch de M. Youn, ça ressemble à M. Youn et ça m'a semblé bien mieux qu'à son habitude ! Je l'ai trouvé vrai, touchant, volontaire et déroutant ; peut être est-ce du fait que durant deux heures, dans un espace restraint, on découvre cet étrange personnage et son histoire, le pourquoi du comment.
Il faut mettre de côté l'image que l'on a de cet acteur pour apprécier sa prestation, sinon j'entend déjà les "il en fait des tonnes...encore lui..." ou encore "c'est bon pour ses fans".
Et bien non ! Je ne suis pas fan de M. Youn, du moins là où le connaît, et pourtant j'aime beaucoup Héros.
Mise en abimes, références, jeux avec le réalisateur et jeux des cadrages, effets de cinéma et de l'esthétisme, voilà de quoi est fais ce film.
Le scénario aurait pu être plus percutant, j'ai faillis décrocher à un moment mais la forme du film m'a rattrapé.
Bref, ça va agacer certains et plaire à d'autres, comme d'habitude, mais il faut être curieux de ce genre de film.
01 janvier 2009
PHENOMENES
J'avoue avoir quelques préjugées sur le cinéma de M. Night Shyamalan (à cause du sixième sens...).
Et bien cette fois-ci, je suis conquis.
J'aime beaucoup la façon dont à été réalisé "The Happening", tout en finesse avec des pointes de réalisme avec une multitude de façon de mourir présenté dans cette histoire où l'inexplicable le reste.
J'adore la scène au début du film où des personnes tombent comme s'il en pleuvait ; c'est très angoissant...
Dans une Amérique parano, l'ennemi invisible et impalpable trouve un sens et nous rapproche de la réalité plutôt qu'une simple histoire fantastique.
Même si le film s'essouffle un tout petit peu, il m'a donné l'envie de découvrir ce réalisateur.
HANCOCK
Généralement, on peut être confronté à des films qui monte en puissance. Avec Hancock, c'est le contraire.
Ça commence fort, ça pète dans tous les sens avec Will Smith en super héros pathétique et très drôle. Ensuite, une rencontre et le film bascule dans la facilité : le looser doit devenir un gagnant à grand renfort de communication et patati et patata.
Donc malgrés un propos un peu limite, le film est réussi visuellement avec des envolées et des réceptions particulièrement efficasse, des cascades, en veux-tu en voilà. Malheureusement, encore un film qui tourne exclusivement sur l'intreprétation de Will Smith et les effets spéciaux.
Mais bon, c'est agréable à regarder, ça détend, rien de plus.
GOMORRA
Réalisé par Matteo Garrone et grand prix du jury au festival de Cannes 2008, Gomorra est l'adaptation du roman homonyme écris par Roberto Saviano (qui lui valus menaces et condamnation de la mafia).
Nous plongeons au coeur de Naples, berceau de cette organisation mafieuse bien ancrée au sein de la population. Dans un décor très réaliste, le film prend parti : pas de beau mouvement de caméra, pas de cadrage trop esthétique pour une réalité brute.
Au programme : violences, arnaques, magouilles en tout genre dans le quotidien des habitants d'une cité bien étrange, là où la mort est omniprésente.
Les parallèles entre les personnages, l'aspect cru et glaçant du scénario sont les atouts du film ; le réalisateur voulais nous impreigner de cette ambiance. C'est chose faite.
Cependant, je trouve qu'il manque quelquechose. A vouloir documenter les évènements de cette région d'Italie, le film en ressort asceptisé, froid. C'est surement l'effet recherché mais je m'attendais à autre chose.
Toutefois, nous n'entrons jamais dans la violence gratuite, ni dans une débauche de sexe ou de sang.
Garrone a tourné très sobrement une histoire qui ne l'est guère.
En tout cas, il fait passer son message de manière remarquable, sur un sujet plus que préoccupant lorsque l'on se rend compte de l'influence de ce genre d'organisation.
28 décembre 2008
CASH
Sans être fan de Jean Dujardin, il y a un quelquechose qui me plaît chez cet acteur, du coup je suis assez curieux de sa carrière cinématographique.
Avec Cash, je m'attendais à autre chose car on ne peut s'empêcher de penser à "Ocean's Eleven" made in france, en légèrement différent .
Le film commence sur le principe qu'il n'existe pas d'arnaque sans pigeon.
Donc, c'est une histoire d'arnaque où l'on se demande qui arnaque qui, qui est le pigeon ; de multiples rebondissements m'ont fais perdre le fil de l'histoire à la moitié du film, ce qui révèle un scénario brouillon mais pas dérangeant pour autant.
Un peu d'humour (pas assez), des femmes fatales, des méchants, encore des méchants et des arnaques bien sur au menu.
Je suis resté un peu vide après le visionnage ; rien d'extra en mémoire, bref, bof.
Ca passe un dimanche...
26 décembre 2008
HAUTE TENSION
Rien de tel qu'un film d'horreur pendant ces soirées d'hiver.
Alexandre Aja signe ici un film dans les règles du genre : deux jeunes femmes partent dans une campagne isolé pour rejoindre la famille d'une d'entre elles. Au milieu des champs de maïs, Cécile de France et Maïween vont "rencontrer" Philippe Nahon (toujours impressionnant dans les rôle de psychopate...).
L'action arrive très vite et c'est tant mieux ; Aja nous plonge dans l'angoisse par une succession de scènes gore à 20 minutes du début du film. Donc d'entrée, ça prend aux tripes !
Réalisation impeccable et ambiance travaillée, Aja prouve sa maîtrise du sujet.
Vous me direz, on connaît la chanson, les films d'horreurs tout ça...et bien heureusement, quelques rebondissement bien placé au niveau scénario rendent le film très intéressant.
Voilà, un nouveau rélisateur fétiche à suivre.
MODS
Arrêtons les grosses production et penchons nous sur ce film étrange, entre théâtre, chorégraphie et cinéma.
Réalisé par Serge Bozon en 2002, Mods nous emmène dans un univers étrange au sein d'un campus peuplé de personnages originaux, tous plus zarbi les uns que les autres.
La musique comme moyen de communication dans ce monde quasi autiste et une réalisation de qualité font de Mods un film pas comme les autres.
Cependant, le rythme, lent et répétitif des scènes peut provoquer un certain ennui, cohérent avec l'attitude des acteurs.
En bref, c'est bien mais pas transcendant !
Iron Man
De retour (mais pas pour longtemps) , alors commençons par du gros, du lourd, made in usa.
Iron Man ! On peut se demander où s'arrêteront les adaptations de comics au cinéma.
Il en reste surement un gros paquet mais bon... en l'occurence Iron Man n'est pas le plus vilain.
Je ne m'étale pas sur l'histoire, comme à mon habitude ; ce qui m'a semblé intéressant c'est avant tout le personnage, marchand d'arme et playboy, qui se découvre une autre vocation, évidente (et oui il faut des héros pour sauver le monde quand même!) à la suite d'évènements imprévus.
La construction du personnage Iron Man est au coeur de l'histoire : la seconde période d'expérimentation est drôle, visuellement très réussie. Les acteurs sont bons ; le scénario tient la route, bien que prévisible et l'ensemble est plutôt plaisant.
Pour un film de 2 heures, ça passe...à voir la suite Iron Man 2.
24 septembre 2008
THE DARK KNIGHT
Suite directe et bien enchainée de "Batman Begins", le chevalier noir annonce directe la couleur avec la scène de la banque : très bonne scène, dynamique et une entrée en scène du Joker, hummm!!.
Donc après quelques minutes j'accroche : des beaux plans de Gotham, la main mise de la pègre sur la ville, à peu près les même acteurs et un duel Batman vs Joker qui s'annonce pas mal.
Tout au long du développement, Nolan nous imprègne de la psychologie des personnages, avec un plus pour le Joker qui passe par différents états. La voix de l'homme chauve souris est toujours un peu bizarre mais le rôle est bon. La nouvelle BatCave est sympa, très minimaliste...
Bref, un peu long mais assez efficasse, Christopher Nolan (qui réalisa "Memento") signe un bon doublet.
BATMAN BEGINS
C'est drôle le fait que la saga "Batman" au cinéma, s'articule par deux réalisations consécutives du même réalisateur : après T.Burton, J.Schumacher voici aux commandes Christopher Nolan, pour un retour aux sources.
Au casting : C.Bale, K.Holmes, M.Caine et bien d'autres têtes d'affiche. C'est, donc, bien entouré que Nolan va réaliser un Batman bien différent des précédents opus.
Je me souviens le premier visionnage il y a quelques années ; ma réaction fut plutôt négative face à l'histoire. Pas du tout l'esprit comics, Liam Neeson un peu le Obiwan Kenobi de l'affaire, et puis je suis resté bloqué sur les deux Burton^^.
Mais un second visionnage a été nécessaire pour apprécier la qualité visuelle, le scénario, et tout simplement un Batman plus contemporain.
L'aspect politique est bien présent sans être un thriller politique. Les acteurs sont bons. Le film est réussi.
Allons jeter un oeil sur "The Dark Knight".
RE-CYCLE
Réalisé par les frères Pang en 2004, Re-cycle raconte l'histoire d'une romancière qui connaît un grand succès avec des romans d'amours, enrichis par son expérience personnelle.
Un démarrage classique pour un film asiatique : atmosphère sombre, bande sonore un peu stressante, une apparition, puis deux ; une histoire de fantôme quoi...
Là où l'on se demande comment vont-ils faire mieux que ce qui est déjà bien ; et justement, la bonne surprise est le changement de ton, esthétiquement très travaillé, qui nous emmène dans un autre monde : celui des abandonnés...
Certaines séquences sont pleines d'idées et comblent sans problème les quelques longueurs du film.
C'est très divertissant et j'ai desseller quelques références intéressantes.
02 août 2008
BLACK SHEEP
La Nouvelle Zélande, ces paysages et ces moutons...
Première réalisation de Jonathan King, "Black Sheep" m'a semblé être très intéressant aux vues de la bande annonce et du site officiel.
Un mot de l'histoire : deux frères, l'un traumatisé par des évènements passés, l'autre très entreprenant dans le génie génétique vont se retrouver sur leur terre natale face à des moutons quelques peu agressif.
Résolument drôle et sanglant, ce film aurait mérité mieux, ou plus : plus de sang, plus d'humour, plus de rythme et plus de moutons^^.
Bon début, on se prend au jeu grâce à des acteurs assez bon ; l'intrigue arrive et on sait ce qui nous attend, normal pour un film d'horreur mais malheureusement le film s'épuise sur un long dénouement un peu bâclé.
A voir tout de même pour toutes ces jolies bêtes que l'on a pas l'habitude de voir sous cet angle.
21 juillet 2008
INVASION
Sur un léger air de déjà vu, Invasion commençait très bien : Nicole Kidman joue bien (son jeu d'actrice est proche de celui qu'elle tient dans "Les Autres") au coté de Daniel Craig et puis de la SF avec des virus extra-terrestre, des gens bizarre, une pandémie, les ingrédients suffisant pour être satisfait. Mais là, non désolé, ça manque de piment, ce film tourne en rond assez vite et s'écroule complètement sur un dénouement médiocre. C'est bien dommage même si il reste regardable, on attend vraiment plus.
Shoot' Em Up
Besoin d'un peu d'action pour se détendre, Shoot'Em Up est une alternative.
Réalisé par Michael Davis avec Clive Owen, Monica Bellucci et Paul Giamatti, le film démarre très vite et dans tous les sens : un gros plan de Owen avec une carotte sur un banc et une lumière blafarde, puis une femme enceinte et un mec plutôt énervé. Je m'attendais à autre chose mais heureusement humour noir, décalage et second degré soutiennent un film qui a la pêche sans être trop lourd (comme "Hypertension" par ex...). Ce qui m'a fait délirer, c'est le fait que ça tire tout le temps, avec quoique ce soit entre les mains, dans n'importe quelle situation/position.... La photographie et la lumière sont bien travaillées ajoutant à la réussite de ce film. Un polar noir mais pas tant que ça avec quelques touches d'hémoglobine, du bricolage à la Mac Gyver et des répliques arrachées par les cheveux, il faut le voir pour y croire ^^.
17 juillet 2008
SEUL TWO
Eric et Ramzy à la réalisation, qu'est ce que ça donne ? Et bien je vous rassure, on les connait, c'est bien du Eric et Ramzy ; c'est drôle (pas tout le temps), c'est cliché (souvent) et il y a de l'action (parfois). Bref, du divertissement pour cet été et il ne faut rien attendre de plus (en fait si, une petite réflexion sur l'être humain...). L'idée est intéressante : deux rivaux se retrouve dans un Paris désert de ces habitants, pendant un certain temps, ce qui permet à nos protagonistes de se prêter au jeu du chat et de la souris grandeur nature.
La première demi-heure est correcte, puis l'essoufflement arrive vers une fin vide et plate.
Et oui, c'est dommage que les comédies ne puissent tenir le rythme. J'aimerais bien me marrer pendant 1h30, non stop....un autre jour peut être.
VALSE AVEC BACHIR
Sorti en juin 2008 et réalisé par Ari Folman, "Valse avec Bachir" remonte le temps, l'histoire d'un territoire et de populations, l'histoire trop habituelle déjà des palestiniens et de israéliens. Un ancien soldat (Ari Folman) décide peu à peu de reconstruire les parties manquantes de son passé, de son histoire qu'il a inconsciemment oublié. Résolument documentaire, ce film propose des témoignages amenant à un travail de mémoire très fort, vraiment surprenant. Le choix de l'animation pour traiter ce sujet amène a une ambiance hors du temps, détachée, les personnages sont tels des pantins dirigés par l'histoire (une animation flash, classique et 3D, le résultat est de qualité). Un sentiment de flottement à travers le temps et l'horreur du massacre de "Sabra et Chatila", en aucun points racoleur; un film de qualité à voir sans hésitation.
03 juin 2008
TAMPOPO
Voici comme il était dis lors de sa sortie en 1985 le premier western nouille... Et oui "Tampopo" qui signifie littéralement "fleur de pissenlit" est une éloge à la nourriture et plus particulièrement aux rāmens, la soupe de nouilles tant consommée au Japon. Ce film est vraiment une perle pour tout amateur de cinéma nippon, des acteurs fantastiques, un scénario décalé, drôle et humaniste, des cadrages et points de vue sur la ville de Tokyo unique et surprenants. Ce film m'a fait pensé sur certains aspects à "The taste of tea" c'est pour dire le niveau. Encore un ovni dont je ne me lasserais pas de si tôt, si en plus vous êtes un amateur de rāmen comme moi, il ne vous reste plus qu'à vous préparer une bonne soupe et à vous plonger dans l'univers jubilatoire de ce chef d'œuvre d'Itami Jūzō.